« Je n’ai pas voulu devenir pharmacienne pour distribuer des médicaments »

Sous l’impulsion de Hugo Figueiredo, 2e depuis la gauche, et d’Ana Vargas, au centre, toute l’équipe de la pharmacieplus du vallon a contribué au succès du programme Siscare.

« Pour moi, Siscare, c’est le rêve ». Ana Vargas, la dynamique pharmacienne à la pharmacieplus du vallon, à St-Imier (Jura bernois), ne cache pas son enthousiasme à l’évocation de cette prestation. Avec 25 patients inclus dans l’étude consacrée aux patients souffrant de diabète de type 2 (Siscare-DT2), la pharmacie détient en effet un record.

Le programme Siscare, proposé par Sispha, une société du groupe Ofac, est une prestation pharmaceutique qui permet d’améliorer l’accompagnement thérapeutique des patients chroniques. Il est remboursé par l’assurance de base à travers le PMC (entretien de polymédication), et repose sur trois piliers : des entretiens motivationnels avec le pharmacien, un dispositif de pilulier ou de semainier et une collaboration avec le médecin traitant.

L’équipe de la pharmacieplus du vallon, sous l’impulsion d’Ana Vargas et de Hugo Figueiredo (pharmacien indépendant propriétaire de la pharmacie), n’a pas eu de peine à convaincre les patients souffrant de diabète de type 2 à adhérer au programme, avec naturellement l’appui des nombreux médecins ayant accepté de participer au projet. Le premier objectif, fixé à 10 patients par la pharmacie, a été atteint en à peine 2 semaines. De quoi nourrir d’autres ambitions…

Les patients ont été les premiers satisfaits, appréciant l’approche interdisciplinaire de leur traitement. « Les patients se sentent beaucoup plus concernés par leur traitement et l’acceptent donc mieux. Grâce à la bonne collaboration que nous entretenons avec leur médecin, ils se sentent par ailleurs bien entourés », souligne la pharmacienne, mettant en avant l’importance du travail d’équipe au sein de la pharmacie pour expliquer le succès de la prestation auprès des patients.

La prochaine étape fixée par les deux pharmaciens leaders et leur équipe pourrait s’apparenter pour beaucoup à l’ascension de l’Everest : 200 patients chroniques suivis dans le cadre des programmes Siscare, souffrant de DT2 ou d’autres maladies chroniques. « Je n’ai pas voulu devenir pharmacienne pour distribuer des médicaments. C’est le suivi des patients qui m’a toujours motivée ! » justifie la pharmacienne.

Toute l’équipe de la pharmacieplus du vallon en est persuadée, le programme Siscare représente le type de prestation que la pharmacie sera toujours plus appelée à fournir aux patients. Un avis d’ailleurs partagé au plus haut niveau politique, puisque le programme Siscare-DT2, a récemment été mentionné dans le rapport du Conseil fédéral sur le rôle de la pharmacie dans les soins de base comme étant un modèle à suivre en matière de soins coordonnés ; il a par ailleurs reçu un soutien financier de l’OFSP. A bon entendeur !

Pour toute demande de renseignement : info@sispha.ch